mercredi, septembre 07, 2016

Un stage de cirque

Irene García adore le cirque (elle en fait depuis toute petite) et elle a fait son stage en entreprise comme animatrice dans une colonie de cirque. Lisons ses impressions :



Cet été j’ai fait mon stage en entreprise, en tant qu’animatrice de colonie. Comme l’année dernière j’avais déjà fait un petit stage, c’était la même directrice qui a décidé d’accepter mon stage.

Cette colonie était à Méaudre, un petit village à 30km de Grenoble, et pour y aller je dus prendre un train jusqu’à la gare de Lyon, où on s’est rencontrés avec des autres animateurs et on a pris un train tous ensemble pour arriver à Grenoble, où il y avait un des directeurs adjoints, et il nous a amené finalement à l’emplacement de la colonie.

Là-bas, Nabila : la directrice de la colonie, l’autre directeur adjoint : Nabile et l’infermière : Naouel, nous ont reçus avec un petit goûter, après lequel on a fait la réunion de présentation de la colonie.

Pendant cette réunion je découvris plusieurs choses : c’était une colonie multi activités (spéléologie, escalade, canyoning, randonnée…) dirigé vers les fils des militaires, car l’association qui organisait et gérait toute la colo, était l’IGeSA (Institution de gestion sociale des armées). On allait avoir 87 enfants divisés par tranches d’âge (6-8 ans, 9-11 ans, 12-14 ans et 15-17 ans). Ces enfants et nous, les animateurs, on dormait dans trois grands chalets.  On s’est divisée par équipes d’animation par tranche d’âge et mon équipe, avec les 9-11 ans, était formée par trois animateurs, moi et le directeur adjoint du chalet 1, qui gérait aussi l’équipe de 6-8 ans. Nous fîmes aussi un petit cours pour utiliser la trousse à pharmacie pour les petits bobos des enfants et on s’est appris aussi des numéros d’emergencies et des consignes de réaction pour certains comportements des enfants.

Après la présentation du projet pédagogique et des autres petits trucs, le point final était le contrat de travail. Jusqu’à ce moment je croyais que j’étais là dans mon stage, mais Nabila avait décidé de me faire un contrat comme animatrice sans diplôme et comme ça, me payer pour mon travail.
Ma joie était énorme, mais pendant les trois semaines qui ont suivi (la colonie durait du 9 au 29 juillet) j’allais voir que n’était pas le même être stagiaire qu’animateur.




Un petit résume de cette progression pendant ces trois semaines :

La première semaine on a eu trop de problèmes avec l’administration du temps et du gérement  des enfants, aussi avec la programmation d’activités car on faisait presque tout à l’impro. Ça c’était à cause de manque d’expérience de tous les animateurs. Pour moi aussi cette semaine était la pire parce que pour moi, suivre les idées pour activités et  tous les conseils et ordres et au même temps proposer mes propres idées était presque impossible.

La deuxième semaine on a reçu un point d’attention sur la sécurité des enfants et la mauvaise organisation d’activités et on  s’est commencé à bouger et a préparer les choses au temps. Cette conscientisation pour la partie des animateurs  améliora la situation et comme ça, on pouvait aller dormir un peu avant. Pour ma partie j’étais arrivée à me communiquer  avec les enfants et à les comprendre presque tous. C’était trop sympa !  



La troisième semaine c’était presque parfait au niveau des activités, moi-même j’ai géré quelques activités manuelles( la fabrication des masques et déguisements pour faire un petit spectacle de cirque) et sportives(une activité pour des grandes Olympiades qu’on a fait tous les tranches d’âge ensembles et des jeux comme le ballon prisonnière)  avec mon groupe de 36 enfants. Je dois dire aussi que les dernières jours on a commencé à voir des animateurs qui se sont endormis pendant les repas ou qui ont perdu la patience avec les enfants à cause de cette fatigue.

Pour moi cette colonie a été la meilleure expérience de vie que n’importe qui peu avoir.
J’ai appris a gérer un groupe d’enfants, j’ai joué des rôles pour les animations, j’ai passé des mauvais moments avec la sécurité des enfants et j’ai eu peur de me tromper trop souvent, j’ai désespéré, j’ai perdu la patience et j’ai appris a contrôler ma frustration devant les enfants, j’ai eu la responsabilité sur la vie de 7 à 36 enfants, j’ai essayé de me faire respecter en français pour les enfants, je me suis amusée avec mes copains et copines et avec les enfants pendant les activités, sorties ou petites conversations avec eux, j’ai appris a apprécier mes 20 minutes de repos par jour et mon jour de congé par semaine. Mais surtout, j’ai appris à vivre presque seule,  a gérer mes émotions et fatigue mentale et physique.

Parfois on croit qu’on n’a pas de  chance parce qu’on se trouve avec des cailloux dans nos chemins, mais après on voit qu’on peut grimper sur eux et ce chemin devient plus intéressant et drôle.


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