Le chanteur, compositeur, musicien
et poète Georges Moustaki (Joseph Mustacchi de son vrai nom) auteur
de chansons comme Le Métèque,
Ma liberté, Il y avait un jardin, Ma solitude, Le facteur ou Milord est décédé aujourd’hui à
Nice à l’âge de 79 ans.
Avec sa gueule de métèque, de juif
errant, de pâtre grec, il est né
le 3 mai 1934 à Alexandrie, de parents grecs. Il s’est installé à Paris
en 1951 où il a fait connaissance de Georges Brassens, de qui il a adopté le
prénom Georges. Il a écrit plus de 300 chansons pour les grands interprètes
français comme Edith Piaf, Barbara, Juliette Gréco, Yves Montand, Tino Rossi
…
Ces chansons immortelles ont laissé une
marque indélébile dans le cœur et la vie des jeunes, spécialement des années 60
et 70, qui ont essayé de suivre ses consignes. L’amour, la solidarité, l’espoir,
la justice, la tendresse, la liberté… sont des valeurs pour lesquelles il s'est battu et
qui sont toujours en vigueur. Merci pour tes chansons et pour tes poèmes, on ne
t’oubliera jamais.
Je déclare l'état de bonheur permanent
Et le droit de chacun à tous les privilèges.
Je dis que la souffrance est chose sacrilège
Quand il y a pour tous des roses et du pain blanc.
Je conteste la légitimité des guerres,
La justice qui tue et la mort qui punit,
Les consciences qui dorment au fond de leur lit,
La civilisation au bras des mercenaires.
Je regarde mourir ce siècle vieillissant.
Un monde différent renaîtra de ses cendres
Mais il ne suffit plus simplement de l'attendre :
Je l'ai trop attendu. Je le veux à présent.
(...)
Et si tu veux venir, passe la passerelle.
Il y a de la place pour tous et pour chacun
Mais il nous reste à faire encore du chemin
Pour aller voir briller une étoile nouvelle.





























